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Les carottes patrimoines seront confiées à l’Institut polaire français Paul-Emile Victor (IPEV) et à son partenaire italien le PNRA, afin de les conserver en toute sécurité à la base franco-italienne Concordia, seule base internationale sur le plateau antarctique.

La cave de stockage sera constituée par un assemblage de conteneurs métalliques, disposés à une dizaine de mètres de profondeur sous la surface de la neige. A cette profondeur, la température ne varie plus et correspond à la moyenne sur l’année qui est de -54°C. L’Antarctique se réchauffe inexorablement, tout comme le reste du globe. Mais les températures sur le plateau y sont si basses que le sanctuaire de carottes de glace connaîtra des températures très largement inférieures à 0°C durant des millénaires s’il le faut.
 

Pourquoi un stockage en Antarctique ? 

  • Il permettra une préservation garantie des échantillons à long terme ; en effet il s’agira d’un stockage 100% « naturel » ne nécessitant pas de consommation d’énergie pour la production du froid ; les précieux échantillons seront ainsi conservés à l’abri de tout risque de rupture dans la production du froid (problème technique, crise économique, conflits, acte terroriste,…).

  • Une gestion raisonnée de ces échantillons uniques, lié à la logistique antarctique contraignante empêchant un accès trop facile à la matière première.

  • Un stockage sur une base et un territoire international, géré par un traité signé par les plus grandes nations, sur lequel les revendications territoriales sont gelées ; ainsi les carottes patrimoines ne seront la propriété d’aucune nation particulière mais bien gérées par l’ensemble de la communauté internationale.

Quel impact environnemental ?

L’impact environnemental associé au transport de ces échantillons s’avère pratiquement négligeable. En effet, ce transport reposera entièrement sur une logistique préexistante, gérée par l’IPEV et le PNRA. Par exemple, chaque année, l’IPEV transporte près de 500 tonnes de matériel de la côte antarctique jusqu’à Concordia par voie terrestre. Qu’il s’agisse du transport frigorifique depuis l’Europe jusqu’à Hobart en Tasmanie ou Littletown en Nouvelle-Zélande, du transport par bateau polaire entre Hobart et la station côtière antarctique Dumont d’Urville ou entre Littletown et la station côtière antarctique Mario Zucchelli, ou enfin du transport par raid terrestre ou par avion équipé de ski jusqu’à Concordia, toutes ces étapes ne verront qu’un très léger ajout de matière à transporter, impactant de manière négligeable cette logistique.