©Mathieu Barthélémy
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Le Centre spatial universitaire de Grenoble fait sa 2ème rentrée !

le 4 octobre 2016
Inauguré en septembre 2015, le Centre spatial universitaire de Grenoble (CSUG) a officiellement lancé sa 2ème rentrée le 4 octobre dernier, l’occasion pour l’établissement d’accueillir la cinquantaine d’étudiants prêts à s’impliquer dans la conception de nanosatellites. Tandis que le projet ATISE initié l’année dernière se poursuit, un second projet baptisé NANOBOB démarre dès Octobre 2016.
Le CSUG est spécialisé dans la conception de nano-satellites. Il accueille des étudiants de l'Université Grenoble Alpes et de Grenoble INP, issus de cursus et de niveaux très divers : optique, mécanique, électronique, physique, management, communication ; techniciens, licences, masters ou ingénieurs... 7 laboratoires sont impliqués dans les  projets du CSUG. L’ensemble de ces acteurs développe avec les étudiants une pédagogie innovante basée sur l’interdisciplinarité.
L’année dernière cinquante étudiants ont commencé à travailler sur la conception d’un nanosatellite (quelques kilos) destiné à étudier les aurores boréales. Ce projet nommé ATISE est mené en collaboration avec le Centre Spatial Universitaire de Toulouse. Ces derniers réalisent la plateforme et les instruments de vol tandis que les étudiants grenoblois sont chargés de l'instrumentation centrale du nanosatellite. Le lancement du satellite est prévu en 2020.
Pour cette nouvelle rentrée, une cinquantaine d'étudiants sont à nouveau attendus pour poursuivre ce projet. D’autres les rejoignent dès octobre 2016 pour le lancement d’un second programme : NANOBOB. Il s’agit cette fois de développer un satellite de communication « quantique » capable de  produire des données cryptées inviolables et de sécuriser ainsi les transmissions. Les enjeux de ce domaine scientifique sont considérables tant sur le plan économique que stratégique. Le projet NANOBOB débute par une phase d'étude préliminaire et de faisabilité. Le satellite sera entièrement construit par le CSUG, en collaboration avec l'IQOQI et l'Académie des Sciences d'Autriche. Le lancement est également prévu en 2020.
 
Le coût de tels nano satellites est estimé à 2 ou 3 millions d'euros. Le CSUG est financé par les universités et l'État, mais il travaille également en étroite collaboration avec des mécènes industriels des nanotechnologies, tels qu’Air Liquide Advanced Technologies, E2V ou ST Microelectronics.
Mis à jour le 11 octobre 2016