Transformer le C02 en ressource pour bâtir un avenir plus juste, durable et responsable.
Les phénomènes qui semblaient exceptionnels il y a 20 ans deviennent désormais communs (inondations, sécheresses, effondrement de la biodiversité, etc.).
Le dioxyde de carbone (CO2) est le principal responsable de l’effet de serre ; en excès, il déséquilibre le climat. Le CO2 est donc une des molécules cibles dans la lutte contre le changement climatique.
Le CO2 représente environ 76 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre liées aux activités humaines.
Le CO₂ reste dans l’atmosphère pendant plus de 100 ans, ce qui signifie que ses effets sont durables.
La concentration atmosphérique de CO2 a dépassé 420 parties par million en 2023, un niveau jamais atteint depuis au moins 800 000 ans.
Face à cette urgence, le captage et la réutilisation dans une logique circulaire du dioxyde de carbone apparaissent comme une des solutions innovantes et complémentaires pour réduire les émissions nettes de CO2 et limiter le réchauffement global.
Ambitions de la chaire
L’équipe de recherche de la chaire Défi CO2 est convaincue qu’il n’existe pas une solution unique à la lutte contre le changement climatique, mais qu’il y a plusieurs voies complémentaires à explorer.
Son ambition est de réfléchir collectivement à une solution globale de transformation du CO2, couvrant l’ensemble du processus, de son captage à sa réutilisation, en prenant en compte l’acceptation sociale, les enjeux politiques, et les impacts sociaux et environnementaux d’une telle technologie. L’objectif est de considérer le CO2 à la fois comme un fléau, mais aussi comme une ressource pouvant être transformée et donc réutilisée.
Les objectifs à long terme sont d’accélérer le développement des technologies de captage et de valorisation du CO2 (CCU), de faire valoir l’expertise de la recherche grenobloise, d’appuyer les politiques publiques, et de contribuer à bâtir une société plus résiliente face aux défis climatiques.
Une démarche scientifique pluridisciplinaire
La force de cette chaire réside dans la pluridisciplinarité de son équipe, réunissant des compétences variées et complémentaires autour d’enjeux communs : aborder le problème dans sa globalité, de l’analyse scientifique à ses implications sociétales.
La chaire Défi CO2 s’articule autour de trois défis pour garantir une recherche interdisciplinaire d’excellence en explorant des voies innovantes, soutenables et intégrées de décarbonation. Chaque défi se complète pour offrir une vision globale du problème et embrasser la dimension systémique de l’enjeu.
Défi central
Concevoir des catalyseurs innovants avec l’appui de l’intelligence artificielle
Ce défi associe chimie moléculaire et intelligence artificielle pour concevoir des catalyseurs performants, capables de transformer le CO2 en composés chimiques utiles. L’ambition est d’utiliser des sources d’énergie décarbonées pour activer ces catalyseurs et réaliser efficacement cette transformation.
Défi Exploratoire
Etudier l’impact de l’acidification des océans sur le métabolisme des microalgues
Ce défi vise à mieux comprendre le métabolisme des microalgues pour reproduire et imiter leurs capacités naturelles à capter et transformer le CO2. La biologie végétale va nous permettre de comprendre comment ces conditions peuvent modifier leur capacité à capturer le CO2 pour produire de l’huile, qui peut être convertie en biocarburants.
Défi sociétal
Évaluer la soutenabilité des technologies de décarbonation et leur acceptation sociale
Ce défi vise à concevoir de nouveaux outils d’évaluation des bénéfices environnementaux et sociaux en lien avec la définition des politiques publiques. A l’interface entre sciences de l’ingénieur, économie et sociologie, l’objectif est d'adapter les méthodes d’Analyse du Cycle de Vie (ACV). Nous mettrons en évidence les limites des hypothèses de calcul et les controverses potentielles.
Carole Duboc, porteure de chaire, directrice de recherche au CNRS, Electrocatalyse
Véronique Blandin, porteure de chaire, maitresse de conférence Université Grenoble Alpes, chimie organique
Anne Milet, professeure des universités, UGA, chimie théorique et IA, DCM de Grenoble
Thomas Reverdy, professeur Grenoble INP-UGA, sociologie, Pacte - Laboratoire de sciences sociales
Damien Evrard, maître de conférences UGA, analyse environnementale et sociale du cycle de vie, Sciences pour la conception, l'optimisation et la production (G-SCOP)
Murielle Chavarot-Kerlidou, directrice de recherche CNRS, catalyse et photosynthèse artificielle, Laboratoire Chimie et Biologie des Métaux (LCBM)
Juliette Salvaing, directrice de recherche INRAE, biologie des microalgue, Laboratoire Physiologie Cellulaire et Végétale (LPCV)
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