Comprendre l'impact des métaux sur notre santé pour mieux diagnostiquer, prévenir et soigner les maladies liées à l'environnement.
Chaque jour, chacun d’entre nous est exposé à une multitude de métaux : fer, acier, cuivre, nickel, aluminium, plomb, zinc, étain, titane, chrome… Cette exposition, qu’elle soit dans notre vie privée ou professionnelle, est inévitable. Pourtant, nous sommes encore incapables de mesurer précisément la quantité de métaux avec laquelle nous interagissons, par contact, inhalation, implantation pour des dispositifs médicaux ou absorption, ni d’évaluer pleinement leurs effets sur notre organisme.
L’impact spécifique des métaux sur notre santé reste largement sous-estimé. Pourtant, plusieurs maladies environnementales et professionnelles dont on ne comprend aujourd’hui pas les origines: maladies respiratoires chroniques, cancers, tumeurs cutanées, allergies, et qui pourraient être directement liées à une surexposition aux métaux. A contrario, certains métaux et nanomatériaux peuvent avoir un rôle thérapeutique qu’il faut impérativement évaluer.
En 2021, 97 à 100 % de la population française est imprégnée d’un à plusieurs métaux toxiques.
Parmi la population testée, 47 % des personnes présentent une cadmiurie excessive, dépassant la valeur recommandée par l’Anses.
Cela traduit une exposition chronique au cadmium, un métal toxique.
Ambitions de la chaire
L’équipe de chercheurs de la chaire Métaux & Santé place le patient au cœur de ses ambitions scientifiques, en cherchant à mieux comprendre les patients, ainsi que leurs maladies et les liens avec leurs expositions aux métaux.
En matière de santé publique, une fois les risques identifiés, il est essentiel de pouvoir les prévenir et de sensibiliser les citoyens, les pouvoirs publics et les entreprises aux protections à déployer en cas d’exposition. Il est également nécessaire d’améliorer la prise en charge des patients atteints de maladies liées à l’environnement ou acquises en contexte professionnel grâce à de nouvelles méthodes thérapeutiques, qui peuvent inclure de nouveaux nanomatériaux.
Une démarche scientifique unique au monde
Cette chaire interdisciplinaire s’appuie sur l’excellence de l’Institut pour l’Avancée des Biosciences de l’Université Grenoble Alpes, et la force des équipes UGA, Inserm, CNRS et des liens tissés avec le CHU Grenoble Alpes dans les domaines de la santé, de la biologie et des nano-matériaux.
Cette chaire est portée par trois experts dans leur domaine, chacun responsable d’un des piliers de la chaire :
Exposition aux métaux et pathologies chroniques avec un travail sur des échantillons pulmonaires, cardiaques et cérébraux pour notamment rechercher des agents métalliques à l’origine de certaines maladies respiratoires, et mieux comprendre leurs rôles dans le déclenchement et l’aggravation de la maladie.
Dermatologie et maladies rares avec des études d’échantillons cutanés pour comprendre l’impact des agents minéralo-métalliques (aluminium, zinc, titane…) à l’origine de certaines maladies cutanées ou rares, et leurs rôles dans le déclenchement et l’évolution des pathologies.
Nouveaux matériaux et santé avec un travail sur des organes-sur-puce et sur des tissus biologiques exposés aux (nano)-matériaux pour étudier l’interaction des matériaux avec le tissu et la sécurité des nouveaux alliages utilisés en orthopédie ou en odontologie.
Afin d’étudier plus rapidement et efficacement les différents tissus biologiques exposés aux métaux, l’équipe s’est dotée d’un instrument unique au monde, un microscope Laser-Induced Breakdown Spectroscopy (Spectroscopie de plasma induit par laser) installé au CHU Grenoble Alpes. Cet instrument, permettant de détecter, localiser et quantifier des éléments métalliques dans les biopsies, va venir compléter les recherches et les démarches existantes (teneur en métaux et métalloïdes présentes dans le sang et l’urine permettant de dresser le « profil métallique » d’un individu).
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