Chaire Sobriété et résilience énergétiques

Chaire Sobriété et résilience énergétiques

En tant que citoyens et organisations, nous avons le pouvoir d'être acteurs d'une société plus sobre, plus résiliente et plus juste, pour ensemble réussir le défi de la neutralité carbone. Cette chaire de recherche a pour ambition de fournir des éléments concrets aux pouvoirs publics, aux entreprises et aux citoyens, afin qu'ils disposent des moyens supplémentaires permettant d'atteindre cet objectif de neutralité carbone d'ici à 2050.

Les activités liées à l’énergie sont responsables de 74 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Pour atténuer les impacts du changement climatique, la décarbonation du secteur énergétique exige, entre autres, une électrification massive et rapide de notre société.

L’accroissement de la demande en électricité, la multiplication des crises géostratégiques et le développement des énergies renouvelables entraînent de nouvelles tensions sur les réseaux. À défaut d’adaptation, les fluctuations de prix vont s’intensifier et les risques de ruptures d’alimentation vont s’amplifier significativement. Autant de phénomènes qui poseront des questions d’accès et de répartition de l’énergie. Alors que le rythme actuel des investissements ne suffira pas à répondre à l’augmentation de la demande.

Dans ce contexte, la sobriété énergétique apparait donc comme une solution nécessaire. Les réponses techniques seules ne pouvant pas suffire, la transition énergétique ne pourra se réaliser qu’en mobilisant conjointement des leviers, humains, organisationnels et technologiques.

Ambitions de la chaire

Logo bleus

Notre ambition est de démontrer qu’il existe via des comportements sobres de déployer un réservoir de sobriété non pas de 10% mais estimé à 40%. Soit multiplier par quatre les objectifs publics actuels de sobriété d’ici à 25 ans pour contribuer à sécuriser notre réseau électrique et atteindre les objectifs de neutralité carbone à horizon 2050.

Démarche scientifique

L'équipe de recherche a choisi d'appréhender son objet de recherche dans toute sa complexité grâce à une approche interdisciplinaire qui croise les sciences de l'ingénieur, les sciences humaines et sociales et les sciences participatives.


Pilier 1. Sobriété & Société

La première échelle est celle de l’individuel au collectif ; l’individu en tant que maillon de la résilience du réseau sera d’autant plus apte à agir et à réagir en cas de défaillance que celui-ci aura saisi les enjeux liés à sa consommation d’énergie électrique et sera en capacité pour pouvoir agir, et l’effet sera d’autant plus puissant qu’il sera participatif et collectif.


Pilier 2. Résilience & Technologie

La deuxième échelle, est celle des organisations et institutions, et des organisations locales qui en s’aidant d’approches technologiques ad hoc (entre low-tech et high-tech pour chercher un juste compromis de l’ordre de la « juste-tech ») et de mutualisation des moyens, doivent permettre de dégager des marges substantielles de sobriété et de flexibilité augmentant de fait la résilience du réseau en diminuant le stress et la tension sur celui-ci.


Pilier 3. Gestion, Prévention & Territoire

La troisième échelle est celle de l’organisation des territoires globaux et des infra-structures associées : les territoires doivent concevoir les architectures sobres, c’est-à-dire les agencements techniques et les organisations (éco-systèmes socio-techniques) qui permettent et incitent à la sobriété et à la flexibilité des organisations et des individus. La sobriété choisie devient donc une force de résilience de notre réseau électrique en capacitant les individus, organisations et territoires dans la gestion active de leur consommation d’énergie électrique et en leur donnant la capacité et donc la liberté d’être sobre.

Découvrez plus en détails la chaire de recherche
Publié le  23 février 2026
Mis à jour le 23 février 2026